Pourquoi consulter ?

Le rôle de l’orthoptiste

Sa vocation est le dépistage, la rééducation, la réadaptation et l’exploration fonctionnelle des troubles visuels. Sa fonction s’étend du nourrisson à la personne âgée. On est tous concernés !

Dépistage dès l’âge de 6 mois

= Dépistage et suivi des strabismes et de l’amblyopie

Plus le dépistage d’un défaut visuel est réalisé tôt dans la vie, plus les chances de récupération sont grandes. L’amblyopie correspond à une acuité visuelle basse d’un ou des deux yeux, suite à un mauvais développement de la vision (peut être causé par un strabisme, une myopie, hypermétropie, cataracte congénitale…). Elle n’est pas irréversible à condition de la dépister au plus tôt, l’âge idéal se situant entre 9 mois et 3 ans. Au-delà de 6 ans les chances de récupération s’amenuisent.

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Pour cela votre orthoptiste vous propose en plus d’un bilan orthoptique complet, un dépistage des troubles réfractifs (hypermétropie, myopie et astigmatisme) dès l’âge de 6 mois grâce à du matériel dernier cri.

L’insuffisance de convergence

C’est le défaut le plus souvent rencontré, chez les petits comme chez les grands. Celle-ci peut être à l’origine de maux de tête, d’une fatigue visuelle à la fixation prolongée (écrans, lecture, conduite), de douleurs oculaires, d’une vision floue intermittente, vision double ou sensations d’instabilité. Une rééducation peut aussi être proposée pour les presbytes ayant des difficultés d’adaptation aux verres progressifs.


Troubles des apprentissages

Une rééducation peut être proposée pour les enfants ou adolescents présentant des difficultés scolaires, une insuffisance de convergence, de mauvais mouvements oculaires ou de mauvaises stratégies visuelles pouvant perturber la scolarité : problème de concentration, difficultés de lecture (sauts de lignes ou de mots, lenteur, tendance à se perdre), d’écriture (lenteur, difficulté à suivre la ligne…) ou même une lenteur de copie.


Déséquilibre postural

Quel que soit l’âge une rééducation peut être proposée dans le cadre postural. L’œil étant l’un des capteurs posturaux les plus importants, une asymétrie de fonctionnement entre les deux yeux va entrainer une compensation avec le corps pouvant causer diverses douleurs : cervicalgies avec torticolis récidivants, dorsalgies, lombalgies, gonalgies, céphalées, etc…

Dans le cadre postural, l’orthoptie fait partie d’une prise en charge pluridisciplinaire, en corrélation avec le Posturologue, l’Ostéopathe, le Podologue et l’Occlusodontiste.


La rééducation dite « basse vision » pour les personnes malvoyantes

Cette prise en charge se fait généralement à domicile afin de bien cibler les besoins de chacun et d’adapter si besoin l’environnement : augmentation des contrastes, modification de l’éclairage, mise en place de repères et de stratégies visuelles, réadaptation pour certaines activités de la vie quotidienne…

photo 12Lors des séances, on apprend aussi à utiliser de manière optimale le matériel fourni par l’opticien : loupe à main, loupe électronique, télé-agrandisseur, guide ligne, etc… Si vous souhaitez vous équiper, votre orthoptiste vous aidera à choisir le matériel le plus adapté à vos besoins et vous guidera vers des opticiens spécialisés.

La DMLA (= Dégénérescence Maculaire Liée à l’Age) est la cause la plus fréquente de rééducation « basse vision », où l’on apprend à « voir autrement » : c’est-à-dire apprendre à utiliser la rétine périphérique non atteinte par la maladie afin de gagner en autonomie (lecture, écriture, déplacements, couture…). En effet la DMLA atteint la vision centrale mais ne rend pas aveugle, il faut donc apprendre à utiliser de façon optimale la vision restante.

La rééducation « basse vision » concerne aussi d’autres pathologies type Myopie forte, Atteinte Cornéenne, Accident Vasculaire Cérébral avec perte du champ visuel (hémianopsie), Rétinopathie, Glaucome, etc…

Dans le cas des pathologies avec atteinte de la vision périphérique, la rééducation porte sur les stratégies oculomotrices et oculocéphaliques de balayage et d’exploration de l’environnement.

Suivi des strabismes et paralysies oculomotrices

Un bilan orthoptique est nécessaire dans les cas de strabisme afin de mesurer la déviation et de suivre son évolution dans le temps. Les bilans se font généralement tous les 6 mois ou tous les ans, à la demande d’un ophtalmologiste.

Les paralysies oculomotrices nécessitent un suivi régulier afin d’apprécier leur régression et de proposer dès que possible un traitement pouvant soulager la vision double.
En effet lorsque la déviation strabique induite par la paralysie devient minime, une pose de prisme sur la correction optique peut être proposée.